Ballz - The Director's Cut, connu aussi au japon sous le nom de ボールズ ディレクターズカット, est un jeu de combat sur 3do, et suscite, nous allons le voir, l'étonnement.
La particularité la plus marquante de ce jeu de combat, c'est que les personnages sont faits de boules et donnent une impression de 3d.
Il n'y a pas vraiment de scénario dans Ballz.
Le principe est de rencontrer des adversaires en combat et de les terrasser, à travers trois niveaux de difficultés pour 21 combats, et 9 bosses.
Les développeurs de PF Magic ont tenu leurs engagements en sortant à l'époque un jeu en pseudo 3D, où les personnages sont composés entièrement de boules, et s'affrontent avec des effets de rotation et de zoom, on exploite les effets de profondeur à fond pour donner une impression de 3D.
Les graphismes sont très particuliers, et même plutôt réussis, si tant est qu'on admet que le but des designers était de produire un jeu avec des combattants fait de boules...
C'est sans doute à la fois une touche d'originalité, seulement voilà, au bout d'un moment le côté linéaire des graphismes finit par lasser, et on se rend compte que la mayonnaise a un peu de mal à prendre.
Personnages :
* Boomer: un clown dont les cabrioles et les mouvements grotesques en font le personnage du jeu le plus rigolo.
* Bruiser: un bodybuilder qui vous donnera du fil à retordre, car sa puissance est telle qu'une seule de ses baffes peut vous envoyer valser 1 kilomètre plus loin.
* Crusher: un rhinocéros furieux qui charge sur ses proies en permanence.
* Divine: une petite ballerine gracieuse qui combat tout en finesse, la seule femme combattante du jeu.
* Kronk: un homme des cavernes qui se bat avec un vieux gourdin, dont il a bien souvent tendance à se servir comme d'une batte de baseball.
* Tsunami: le catcheur / sumo / gros tas du jeu, il en faut toujours un n'oubliez jamais ça.
* Turbo: le superhéros de la bande, cherchez l'intrus. Il reste un adversaire redoutable de par la puissance de ses attaques.
* Yoko: un espèce de singe bizarre arrogant, la tête à claque idéale du jeu.
* Zombie: un zombie qui veut vous découper en petits morceaux.
Le gameplay de Ballz manque d'un peu de peps. On se dit en jouant que le jeu aurait gagné si l'immersion dans le combat avait été plus forte, si les personnages avaient eu un peu plus d'âme, et bref, en un mot comme en cent, s'ils n'avaient pas été formés....
de boules...
Blague à part, les coups ne donnent pas souvent l'impression qu'on a là deux personnages qui se battent, ce qui est assez embêtant vous en conviendrez dans un jeu de combat.
L'ambiance de Ballz est tout ce qu'il y a de plus douteuse, les décors semblent vastes, comme de grandes arènes sombres où les combats font rage.
Le ton employé laisse également songeur, on peut illustrer cette idée par la baseline d'intro :
To be the champion, you gotta have Ballz!
Cette phrase d'assez mauvais foût fut changée sur la version snes et remplacée par :
To be the champion, you gotta play Ballz.
Tous ces choix se répercutent sur l'ensemble du jeu, que ce soit pour les musiques, l'ambiance générale, le gameplay, les graphismes, tout prête à confusion et ne rend pas le jeu homogène et cohérent.
La musique est assez énervante, tecno-aggressive, elle rendrait une limace quadragénaire nerveuse et elle s'étoufferait immédiatement dans d'horribles spasmes.
Les boings boings des combattants font rire au début, puis laissent place à un gouffre d'incompréhension et de désespoir.
Bref, Ballz - The director's cut, présentée sous ce nom spécial uniquement sur la 3do, est une tentative audacieuse mais vouée à l'échec des développeurs de faire un jeu d'anthologie.
C'est tout sauf un jeu qu'on aime rejouer. Une curiosité, tout au plus.
Ballz est également sorti sur megadrive, snes, comme mentionné précédemment. Ces versions n'étaient pas plus intéressantes, et demandaient au contraire trop de ressources pour rendre quelque chose de bon la snes et la megadrive.
Ballz - The Director's Cut est donc un jeu controversé, pour une raison simple, c'est qu'il a plu à certaines personnes. Elles ne seront donc pas du tout de mon avis si un jour elles lisent ces quelques lignes.
De mon point de vue, il est au mieux un animal curieux dans un zoo du jeu vidéo perdue dans une banlieue pauvre d'Irlande du nord.
Je passe donc, à vous de voir..