Avec les années 1990, les joueurs ont vu émerger les consoles CD. La 3do faisait son entrée en scène et proposait des choses pour le moins étonnantes. Megarace, une course de voitures futuriste, marque son époque dans ce contexte.
Vous êtes pris à la gorge et devez participer à une course mortelle contre des concurrents qui comptent bien tirer également leur épingle du jeu. Ils sont vilains, méchants, ils veulent gagner, et vous faire la peau.
Les graphismes de Megarace sont vraiment impressionnants à l'époque. On est autant transporté par la beauté des décors futuristes à la Bladerunners que par le concept agressif du jeu, où on vous sommes de tuer plutôt que d'être tué. Dans cette course, vous disposerez d'un laser pour bousiller les voitures des concurrents, et durant les festivités vous pourrez passer sur des bandes magnétiques qui vous permettront, entre autres, de gagner de la vitesse temporairement.
Les bolides futuristes sont assez bien incrustés dans ces décors de villes de l'an 2000. Ces derniers sont assez variés, et on reste dans une atmosphère assez pesante, très sombre, sans pour autant en faire quelque chose de trop redondant.
Le nombre de véhicules disponibles au départ du jeu est de 4, et on peut en débloquer quelques-uns.
Dans cet écran, si vous ne faîtes rien, le monsieur (dé)loyal de la course au meurtre viendra vous tirer les oreilles et vous sommer de démarrer. (!)
Le gameplay est très délicat, dans la mesure où ça va relativement vite et où la voiture est un peu trop maniable.
Au départ des courses, un petit menu est disponible où on peut visualiser le circuit à venir, choisir sa voiture, etc. Pas très intuitif, même si l'intention était louable.
L'ambiance mélange sereinement le maléfique et le kitsch le plus total. On oscille vraiment entre Bladerunners et The Running Man !
Citons, car c'est incontournable, que ce qui fait le charme de ce jeu, et ce qui l'a rendu marquant, c'est cet espèce de présentateur complètement givré, qui évolue dans ce décor de studio TV modélisé.
Cet énergumène, c'est Lance Boyles. Il est là pour vous amener sur le champ de bataille et il ne s'y prend ma foi pas trop mal.
Il met la pression au joueur en lui tenant un discours assez morbide tout en étant très enthousiaste. Un vrai bonheur.
Du peu que je m'en souvienne, les musiques de megarace ne sont pas très folichonnes. On a droit à de grands effets sonores lors des cut-scenes, bien sûr, mais pas pendant la course. C'est un peu frustrant.
Megarace n'est clairement pas le jeu de la décade. Il a marqué les esprits, c'est déjà pas mal. Et tout en étant un piètre jeu de course, il reste néanmoins un bon jeu de la console, qui fait bonne figure aux côtés de ses collègues qui ont aujourd'hui pris un sacré coup de vieux (même si je les adore il faut bien le reconnaître). Megarace est donc parfait pour passer un bon moment entre amis, où on regarde les scènes vidéos en rigolant, et en se demandant ce qu'ils avaient dans le crâne quand ils pondaient des jeux pareils, mais on appréciera pas forcément autant le jeu en lui même.
C'était encore un de ces jeux bizarres devant lequel le joueur est resté un peu pantois, parce qu'il était bon et novateur. Avec le recul, on sent un certain décalage, on aime ou on aime pas.
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