Jeu cultissime de la Neogeo, Nam 1975 est un petit shoot sans concessions, hybride entre l'esprit mercs sur megadrive, et prohibition (amstrad cpc) pour le gameplay. euh... Je vais certainement un peu loin.
en tout cas, c'est LE premier titre sorti par la firme SNK pour promouvoir son admirable joujou.
Et le terme Nam, c'est tout simplement une référence au VietNam, et à la guerre qui y opposa le pays aux Etats-Unis, symbole tristement célèbre parmi d'autres de l'épouvantable politique étrangère des Etats-Unis depuis quelques décennies (je suis gentil en disant "quelques").
Les graphismes n'ont rien d'exceptionnels, néanmoins on peut retenir que pour le premier jeu d'une console, SNK s'en est très bien sorti.
L'introduction joue en effet sur la fibre dramatique, et nous présente le héros, qui est sommé de retourner vers un enfer qu'il avait bien volontiers quitté, mais bon, le devoir, vous savez ce que c'est...
Chose plutôt sympathique, on démarre avec une arme classique et on peut améliorer sa puissance de feu en ramassant des bonus. Notons par exemple le fameux lance flammes, qu'il fait bon utiliser pour transformer les méchants en grillades.
A l'époque, les cut-scènes sont superbes, une vraie claquounette dans la figure.
On notera aussi l'étonnante similitude entre le screenshot où on voit la viet-cong mitrailler avec ce regard démoniaque, et le film Full Metal Jacket de Stanley Kubrick. Ceci ne peut évidemment pas être une coincidence, voilà pour le clin d'oeil (beaucoup d'autres screens sont en fait directement tirés du film).
La recette est simplissime : on voit son petit perso en bas de l'écran, et on le déplace de gauche à droite pour esquiver les balles, et autres grenades des ennemis qui défilent dans la partie supérieure. Vous devrez être combatif pour survivre aux attaques effrénées des tonnes de vilains qui la gachette plus que facile.
L'ambiance sonore rattrape un petit peu les musiques, disons qu'il y a pas mal de voix digitalisées ce qui est toujours assez acceptable.
Ce qui est surprenant, c'est comment le jeu démarre en prenant un ton grave, et amène le joueur sur le champ de bataille, puis part en cacaouhètes en dérivant sur mad max contre terminator metal jacket contre les crétins masqués.
Rapidement, le jeu perd de son sérieux en présentant un univers de plus en plus futuristo-déjanté : sûrement l'influence nipponne :)
Omniprésentes, ces voix digitalisées permettent une bonne immersion dans le jeu.
Les bruits de flingue et de canardage sont également assez bien réussis, et la musique qui tourne en fond (donc pendant le jeu, entendons nous), est souvent dramatique, et se cale donc bien dans ce contexte de guerre, mort, sang, etc.
C'est assez cohérent, et si la musique n'a rien d'exceptionnel, elle est tout de même réussie dans le sens où elle ne casse pas la tête comme c'est parfois le cas.
Là encore, ca ne bat pas les records. Nam 1975 est surtout un monument de la neogeo qu'il fait bon posséder. Retenons tout de même qu'il y a un certain intéret à jouer à deux, ce qui permet de progresser plus facilement entre les balles ennemies. Ce petit détail contribue sans doute à améliorer la durée de vie de ce titre, dont la difficulté élevée peut parfois devenir pesante, et frustrante (quand on se retrouve acculé à une extremité de l'écran et qu'on ne peut plus rien faire), en mode solo.
Nam 1975 reste un de ces bons vieux jeux d'arcade, plaisants un moment et puis on peut s'en lasser : ça n'a cependant jamais été mon cas.