Rage of the Dragons est un jeu de combat en 2D, un genre assez classique sur neogeo (ça revient souvent non ?). Développé en 2000 par la société EVOGA (pour Evolution Games), en collaboration avec une société japonaise, Noise Factory, le jeu a mis deux ans pour arriver à maturité suffisante et nous en mettre plein les mirettes.
A l'origine, le jeu devait être une suite de feu Double Dragon sur neogeo, mais les aléas du développement firent que les auteurs s'en éloignèrent petit à petit, pour reconnaître sur la fin que le petit bébé n'avait finalement rien en commun à l'univers Double Dragon, hormis les deux héros principaux, Billy (William Lewis, le blond dont la technique de combat repose sur l'éléctricité) et Jimmy (James Lewis, le brun nerveux dont la technique de combat repose quant à elle sur le feu). Les dits développeurs s'éloignèrent, entre autres raisons, du style de Double Dragon, car ils désiraient donner aux personnages un style vestimentaire plus branché que l'original (et de ce côté là il faut bien reconnaître qu'ils ont réussi !). ROTD devait être un beat them all, mais les échecs répétés de tels jeux sur le marché à l'époque firent pencher la balance pour un bon vieux jeu de fight 2D, comme on les aime. Ce n'est ni un mal, ni un bien. A priori ils ont eu raison :)
C'est du bon ! Comme dit plus haut, les créateurs du jeu voulaient adopter un style vestimentaire fashion pour leurs personnages. Le résultat est un peu troublant au départ mais on se fait vite au petit côté disco et excentrique des combattants, avec une mention spéciale pour les persos féminins qui sont agréablement réussis. Les décors, quant à eux, sont très fournis et les détails abondent à la façon d'un ... disons, KOF. Les personnages se meuvent rapidement, ce qui donne un bon rythme au jeu, et enchainent les coups dans une fracassante chorégraphie.
Les personnages sont au nombre de 14, répartis quasiment tous en équipes mixtes, et ont tous un style et une personnalité marquée. Vous rencontrerez un demi-boss, abudo, un genre de montagne pas très amicale, et johan. Ce dernier est un des Boss de fin de jeu qui m'a donné le plus de fil à retordre de toute ma carrière. Je le hais. Je le déteste. Il est dur à battre. Dieu que c'était chiant. SURTOUT si on ne comprend pas la technique, et ce fut mon cas pendant longtemps. En fait, il suffit de le mettre une fois à terre, puis de sauter vers lui avec le bon timing. Lorsque vous le frapperez en retombant de votre saut, il se protégera, et, la plupart du temps, il se fera avoir juste après par une bonne grosse balayette savamment placée. C'est, me direz vous, un classique, mais j'en ai chié avant de comprendre ça. Sans cette technique, je crois qu'il est impossible à battre. le bougre...
On est ici dans un système de tag battle assez original, puisque les combattants vont par paires. Entendez par là que les membres d'une paire sont mieux faits pour s'entendre que ceux de deux paires différentes. Ceci se traduit dans le gameplay par des super combos plus spectaculaires entre deux membres d'une même équipe. Ceci n'empêchera pas deux membres d'équipes différentes, bien heureusement, de pouvoir produire de bonnes attaques. La jouabilité rappelle un peu celle d'un KOF (encore), et c'est un compliment, dans le sens où certaines combinaisons de boutons, comme le C et D pressés simultanément, correspondent à un enchainement rapide de plusieurs coups qui apparaissent d'ailleurs à l'écran (on vous a mâché le boulot cette fois). Il est également possible de faire un "side-step" à la KoF 95 en appuyant sur A et B. Le "roll" vers l'avant et l'arrière est également présent en ajoutant une direction à A et B. On peut aussi réaliser des "small jump" et des sauts rapides en faisant "bas / haut". Le "safe fall" avec A et B au moment de toucher le sol, vous permet de vous relever rapidement. Le premier niveau de la jauge de furies permet de réaliser une première attaque, puis avec 2 niveaux on augmente singulièrement en puissance. Team Duplex : cette technique nécessite deux niveaux de jauge spéciale. Tout d'abord, réaliser un quart de tour vers l'avant avec B et C, le premier personnage va alors commencer à enchaîner l'adversaire seul, puis dès que votre partenaire arrive à l'écran, vous devrez de nouveau effectuer la manip (quart de tour B et C vers l'adversaire), ce qui lance l'attaque en duo. Le gameplay est donc très accessible, très instinctif, et c'est un peu le point fort de ROTD, tout en étant éventuellement, selon l'angle duquel on se place, un défaut (peut-être pourrait-on arguer que ceci gâche un peu sa durée de vie, pas pour moi en tout cas). Une jauge vous permet (ou non) de changer de personnage en cours de jeu, ce qui ajoute au rythme endiablé de ROTD. Cette rapidité, et le côté instinctif du jeu, rendent à mon avis le bijou d'Evoga un incontournable du genre.
Voilà encore un point positif pour ROTD, les musiques. Entre heavy metal, funk, techno, et guitar, retenons par exemple la musique du stage de Kang et Jones où le thème commence sur une ligne funky, puis prend petit à petit une tournure beaucoup plus rythmée. En fait, ce n'est pas tant la musique elle même qui dépote, mais bel et bien le mariage entre elle et les combats. La mayonnaise prend totalement, et les auteurs du jeu ont d'ailleurs bien mis en avant le fait qu'ils s'étaient donnés du mal, et qu'ils étaient fiers de la musique et des effets sonores du jeu en général.
ROTD est un jeu bien abouti, très réussi. Son prix est en format AES, malheureusement, exhorbitant. On ne peut pas décemment mettre ce prix là dans un jeu (allez 400 euros à la louche). Il est par dessus le marché très fun, et accessible aux novices des jeux de combats. Sans pour autant être une déception pour les férus du genre, qui pourront se détendre un peu entre deux King of Fighters. Le prix de la version MVS est, quant à lui, nettement plus avantageux (disons entre 60 et 80 euros), et là au moins, on peut dire qu'on en a pour son argent.
|
AW Référencement Québec et international, |
|||
| L'abus de jeux videos nuit gravement à la santé. -- Femmes enceintes, ne jouez pas. |