Après une courte introduction en slideshows, on tombe sur lécran de sélection des deux personnages principaux, aux apparences assez peu semblables. Le premier est un asiatique habillé en tenue rouge bien seyante (lol), et le second est de type bon américain, habillé à la mode cowboy. Du point de vue du jeu, les mouvements de lasiatique semblent plus fins tandis que le cowboy est plutôt bourrin.
Lhistoire du jeu se déroule à lorigine à lépoque des samouraîs, où un puissant seigneur du mal, terrassé quelques 400 ans plus tôt, avait juré avant de mourir quil reviendrait pour détruire le monde. 400 années se sont écoulées, et la prophétie se réalise.
Les décors, comme les personnages, sinscrivent dans une atmosphère pour le moins inquiétante, et les couleurs ne sont pas en reste. Enfin, enfin voilà un jeu où on a pas limpression de combattre et recombattre les mêmes ennemis avec des couleurs différentes de façon rébarbative. Cest vraiment plaisant de voir une certaine diversité dans la pléthore dadversaires rencontrés. Les décors oscillent entre le standard pour le monde terrestre et le poétiquement beau pour l'autre monde avec de très belles estampes en fond parfois . Pour lépoque, cest tout de même assez exceptionnel.
Le jeu en lui-même se passe comme tout bon Beat'em all sur un scrolling à prédominance horizontale, très rythmé par pleins de passages d'une dimension à l'autre( une ville détruite post apocalyptique, et une dimension mystique, seul endroit où l'on peut récupérer des àmes de combattants et où certaines divinités nous viennent en aide à base de carrés de vie ou de pouvoir spéciaux, avec comme thème la mythologie japonaise sur fond d'estampes traditionnelles (). Chaque niveau est donc découpé en plusieurs parties et donc plusieurs thèmes avant d'arriver aux boss, qui nécessitent souvent une certaine technique. Sengoku nest PAS un jeu de bourrins.
3 boutons servent dans ce jeux :
Le gameplay est sensiblement différent des jeux quon a lhabitude de voir dans le monde prisé du beat them all. Ici, il ny a pas de prises rapprochées.
Le bouton A, comme dans beaucoup de jeux, permet un enchainement de coups, sauf que le joueur peut briser lenchainement à tout moment pour se retourner (ce qui savère fort utile),
et le joueur, au premier coup porté, devient vulnérable aux assauts de son adversaire. Il nest donc pas possible de jouer les gros bourrins,
comme dans un final fight par exemple, où on peut se làcher et tamponner le bouton comme un petit fou. Notons quil est également possible en pressant le bouton quelques instants,
de générer une boule dénergie qui agira à distance pour toucher les ennemis.
Le B : le bouton de saut permet ... de sauter !!! Vous pouvez donner plusieurs coups dans les airs.
Le C : Au fil des combats, vous remportez des boules dénergie, dont certaines vous permettent dinvoquer en quelque sorte plusieurs guerriers mythiques aux pouvoirs plus poussés.
Ceci se traduit par une transformation pure et simple de votre joueur, qui restera dans la forme sus-dîte pendant un laps de temps de 60 secondes. Il est possible de recharger ce
laps de temps en évitant les transformations. Attention: si vous laissez le compteur aller jusquau bout, vous devrez battre de nouveaux les adversaires appropriés pour
récupérer le droit dinvoquer ces fameux personnages.
Parmi ces trois avatars, il y a un chien !Le plus agile de tous, il est extrêmement utile contre certains ennemis, un peu moins dans dautres situations.
Il donne des coups de pattes et peut se mettre en boule lors des sauts pour attaquer. En gardant le bouton A appuyé, il peut lancer une décharge d'énergie .
Le Ninja : adepte du corps à corps , il est rapide dans ses déplacements mais son enchaînement est assez lent. En gardant le bouton A appuyé,
il peut diminuer sa taille, ce qui lui donne plus ou moins les mêmes avantages que avec le chien. En petite taille, il garde toute sa combativité !
Le samurai : moins maniable, le samouraî savère être un adversaire redoutable, gràce à sa lame destructrice !!!
Les sphères magiques que vous pouvez accumuler au cours du jeu ont une importance capitale.
Les vertes : au bout de 10 , on récupère un carré de vie( sur un total de 6) et surtout permet au joueur, en les récupérant,
d'avoir un léger moment d'invincibilité( très utile avant de se jeter dans une meute d'ennemi).
Les rouges (« puissance magique du Na ») : octroient au joueur principal un sabre de samurai.
Les bleues ( « Mu Mi ») : pour le double sabre.
Les violettes (« Da Bu Tsu ») : pour le sabre sacré.
Ces 3 dernières permettent aux « persos » secondaires d'augmenter leurs pouvoirs d'attaque en leur permettant de balancer de l'énergie de formes diverses et variées
(l'attaque du Ninja avec la sphère violette est très impressionnante) les sphères dorées dotées d'une très grande puissance mystique permet,
pour les personnages principaux ,d'associer à l'enchaînement de base, des lancés de vagues d'énergie ; pour le Ninja : de se dédoubler en miroir
( utile quand on est encerclé); pour le chien Ninja : d'accoucher par la bouche de tous petits chiens Ninja qui vont attaquer les adversaires les plus proches enfin
pour le samurai d'invoquer par son sabre la puissance de l'éclair et de la balancer sous forme d'éclairs verticaux sur les adversaires tout autour de lui.
Cette touche doriginalité dans le gameplay apporte un grand intérêt à Sengoku Densyo, qui se démarque aisément de toute la gamme des jeux de beat them all de lépoque.
Sans pour autant être le meilleur, il est en tout cas très différent.
Des effets de compressions de sprites donnant une sensation d'écrasement, et les gerbes de sang qui gicle à la mort de votre personnage, montrent dans Sengoku un bel exemple des capacités du hardware neogeo. Beaucoup dennemis arrivent du fond de lécran et surgissent pour vous barrer la route dans des effets de zooms des plus impressionnants pour lépoque. D'autres sortent du sol puis du milieu des brumes. Il y a aussi des effets de transparence pour les transitions entre les 2 mondes, des scrollings verticaux quand le sol s'effondre sous nos pieds pour laisser place à un décor de métro. Le chàteau du « Shogun Noir »qui apparaît en fond d'écran avec un effets simili 3 D renforcé par des effets de zooms… Evidemment, le scrolling du jeu est souvent sur 2 plans. Le prix à payer pour tous ces beaux effets graphiques, est bien évidemment un certain ralentissement, surtout visible lorsquon joue en duo. Cela na rien détonnant, et cest bien la seule critique quon pourrait faire à ce monument du beat them all.
Comme bien souvent sur neogeo, la bande sonore est très classe. Entre les musique semi traditionnelles et impressionnantes voix digitalisées, on est bien plongé dans une ambiance démoniaque et médiévale japonaise. Le tout est très soigné, cest une réussite totale. Sachez que Sengoku avait été à lépoque estampillé « SPHERO SYMPHONY » : si notre perso est à gauche de l'écran, on l'entendra surtout dans l'enceinte gauche etc.. Idem pour les adversaires. Cest un peu la touche finale qui ajoute encore à lambiance magique de ce petit bijou.
Là encore, cest admirablement bien réussi / dosé. Les niveaux, tous variés et suffisamment longs, sont au nombre de six. Sengoku ne laissant pas de place au bourrinage intensif, le joueur devra redoubler de vigilance et de technique pour en venir à bout. Dailleurs, même en survivant, on en arrive pas au bout très facilement. Enfin, même lorsquil a été terminé une fois, on ne se lasse pas de reparcourir ses différents niveaux tout en améliorant sa technique de combat. Sengoku Densyo est, sur tous les points, une grande réussite.
Bon va pas se voiler la face. Malgré son ambiance incroyable, Sengoku Densyo a tout de même fichtrement vieilli aujourd'hui. Ce qui est sympa, c'est qu'il y a eu deux autres épisodes sur neogeo, ce qui fait qu'on pourra se régaler avec les épisodes suivants qui ont beaucoup moins vieilli techniquement.
Globalement, très bon souvenir pour Sengoku Densyo, bon petit jeu.