Star Fighter est un de ces bons vieux shoots futuristes qui ont fait les belles heures de la 3do. Originellement développé pour Acorn sous le nom de Starfighter 3000, il est porté sur 3do, ce qui laisse aux développeurs une grande marge de manoeuvre quant à des améliorations éventuelles.
Le Star Fighter est un blindé d'assaut spatial planétaire que le département Recherche & Développement de votre armée a mis au point.
Vous serez chargé, en tant que nouvelle recrue, de tester ce nouvel appareil en simulateur, pour juger de son afficacité, et mieux le prendre en main avant le combat réel. Ce ne sont pas moins de 60 missions différentes qui vous attendent, ce qui laisse présager d'intenses combats.
Ces 60 missions sont réparties en niveaux de difficulté différents, et divisées en tranches de 15 missions en conséquence : on passe du grade de cadet, à celui de caporal, puis capitaine, et enfin commandant.
Dans la version française, l'éditeur a trouvé bon de livrer un petit carnet d'instructions en français, dont je retranscris le texte ici car il est très représentatif de l'inventivité et du côté farfelu de ce qu'on découvre sur 3do à l'époque :
- Instructions pour les missions -
Lorsque vous sélectionnez une mission du menu "jouer jeu", vous entendez une série d'instructions.
Malheureusement, les traducteurs à bord sont en panne. Tant qu'ils n'ont pas été réparés, ils ne peuvent donner ces instructions qu'en anglais. Nous avons donc fait un résumé de celles-ci dans ce fascicule.
Bonne chance !
Star Fighter est entièrement en 3D. Les décors, les ennemis, affichent des textures soignées au long des niveaux qui sont très colorés, à l'instar de la version Acorn.
Comme toujours sur 3do, la présentation d'introduction est très impressionnante et nous met dans le bain immédiatement, sur un fond de musique electro bien rythmée. On y découvre le beau Starfighter, et essentiellement il s'agit de suivre un départ en mission d'une escouade de starfighters.
Les textures de StarFighter sont très réussies par rapport à ce qu'on a pu connaître par ailleurs sur 3do. Les couleurs sont également agréables à l'oeil, ce qui donne à ce jeu une impression de soin qui est tout à l'honneur des développeurs de Fednet et Krisalis.
Pour se faire une idée du graphisme, ou pour avoir un élément de comparaison, on pensera à l'excellent Galaxy Force II qui a également marqué les mémoires sur d'autres plateformes.
Les commandes sont nombreuses et variées, en voici un aperçu :
Tous les déplacements : pad
bouton A : Changer d'arme
bouton B : Contre mesures d'urgence
bouton C : Changement de caméra
bouton gauche : changer d'arme
bouton droit : faire feu
bouton play/pause : ouvrir / fermer la carte
En mode visualisation de la carte, d'autres options s'offrent également à vous, comme le verrouillage d'une cible particulière, réafficher l'énoncé de mission, etc.
Comme dans beaucoup de jeux 3do, les menus de configuration offrent moultes options que je ne détaille pas ici.
Les jeux 3do étaient toujours très complets, à défaut d'être parfaits et il est possible ici d'ajuster le jeu à sa convenance avec les options classiques qu'on retrouve dans ce genre de jeu (inverser l'axe Y, etc).
Pour ce qui est du gameplay, la comparaison avec Galaxy Force II ne tient plus la route. Ici, on évolue dans une map sans bords définis, donnant au joueur une impression d'immersion dans le monde plus intense.
Le vaisseau est très réactif, mais la prise en main peut être un peu déconcertante au début (on s'y fait vite). Lorsque vous bloquez le pad dans une direction, le vaisseau devient vite incontrôlable et il faut apprendre à modifier sa trajectoire suffisamment doucement pour ne pas commencer à vriller dans tous les sens.
Par ailleurs, il existe un bouton permettant de changer l'angle de vue de la camera, ce qui est très chouette (à l'époque, j'adorais ce genre de vue sur le côté dans les jeux en 3D). Cependant, il est absolument impossible de réussir à s'habituer suffisamment à cet angle de vue pour jouer et remplir les missions. Etait-ce purement esthétique ? J'avoue que je ne comprends pas bien l'utilité de ce truc et ce que ça peut apporter au gameplay en tout cas.
La musique electro endiablée (c'est pas trop mon truc) tient le joueur en constant éveil et ne se prête finalement pas trop mal à l'ambiance générale du jeu.
Les cut-scènes de qualité permettent également une forte immersion dans l'univers starfighter, et comme toujours sur 3do, les digits et la qualité globale du son est excellente grâce au support CD-Rom.
La musique de Starfighter est donc très tekno, et met continuellement une sorte de pression sur le joueur.
Grâce aux 60 niveaux bien complets de Starfighter, on peut dire que le joueur en a pour son argent. Mais est-ce suffisant pour laisser briller la flamme qui vous donne envie d'aller jusqu'au bout.
Rien n'est moins sûr. Cependant, de longues heures peuvent s'écouler sans qu'on se lasse de ce splendide shoot futuriste qui a fait la réputation de la 3do autrement qu'en ajoutant à son côté farfelu.
Star Fighter, c'est du sérieux, du lourd, du bon 3do. Grâce à sa qualité, Star Fighter est devenu un classique de la console, au même titre que d'autres jeux tels Total Eclipse ou Stablade qui exploitent également admirablement le thème du combat spatial en 3D sur 3do.