Iron Angel of the Apocalypse est un des FPS les plus connus sur 3do, et constitue le parfait exemple de cette fièvre du fps et des jeux en 3d qui engendra des mythes comme des flops.
Dans une tour de la hausse au-dessus d'une ville déserte, un savant fou-génie poursuit ses expériences. Sa mission: créer la machine ultime mise à mort et purger le monde! Les moyens d'atteindre son ambition sauvages sera bientôt mis en branle. Tout ce qui reste est la dernière pièce d'équipement pour Tetsujin ... et vous avez été choisi. Le processus d'assimilation est en cours. Le scientifique vous attend. Chef de l'étage de la tour !
Encore du FMV frelaté ?
L'introduction frappe fort, comme cela arrive souvent sur 3do. Tant mieux.
Le jeu affiche des graphismes obscurs, dans le souci de restituer l'ambiance cyberpunk typique de la série des films Tetsuo, dont le premier, Tetsuo the iron man, est un film asiatique bien déjanté (voir le lien vers imdb).
Si l'univers de Shinya Tsukamoto, le père de cette histoire, est diablement riche et décalé, celui du jeu lui, est pour le moins décevant.
Les décors sont bien rendus et les textures sont correctes pour un jeu 3do, mais tout ceci se répète inlassablement. Les tons gris et verts kakis ne sont pas mauvais mais on aurait aimé voir autre chose.
Les écrans du jeu défilent alors que vous êtes dans votre cuirasse métallique, c'est assez bien fait car on y croît et ça atténue le fait que le jeu ne se joue pas en plein écran.
Le héros évolue donc à la première personne dans de larges couloirs, et rencontre des ennemis qu'il doit réduire en poussière à l'aide d'un flingue à plasma.
Les phases de combat sont correctes, mais trop répétitives.
Le jeu n'est pas très très fluide
On dira que c'est la cinématique d'intro qui guidera toute l'ambiance du jeu.
De ce fait, on sauve pour ainsi dire les meubles mais force est de constater qu'il n'y a là pas grand chose, on se lasse trop rapidement.
Curieusement (malheureusement), je n'ai pas le moindre souvenir de ce que pouvait bien être la musique du jeu...
Ah mais bien sûr, il n'y en avait pas !
Comme ça, le problème est réglé. C'est vrai qu'ici ils nous rendent chez Synergy peut-être le service de ne pas se retrouver avec une mélodie de merde qui reste dans la tête pendant deux semaines une fois qu'on l'a entendue des heures durant pour passer péniblement quelques niveaux qui se ressemblent tous.
Oui à y réfléchir, oui. Bon.
Les effets sonores, quant à eux, sont comment dire, presque déplorables.
Même avec toute la bienveillance du monde, on aboutit forcément à la conclusion que c'est à chier, et que c'est du travail de cochon.
Naze !
Difficile de mesurer la durée de vie d'un jeu quand il ne nous a pas plu du tout. On réfléchit. On se dit, pour le finir ?
Il est hors de question que je me prenne la tête à aller jusqu'au bout, c'est trop chiant !
Donc désolé.
Mais je ne pense pas qu'on en ait pour plus de trois ou quatre heures.
Quoi qu'il en soit, ce serait malhonnête et cruel de faire durer ce truc plus longtemps.
En conclusion, si le film était vraiment sympa de mon point de vue (j'aime bien ces films de tarés), le jeu est trop juste. Il donne une impression d'inachevé, et que vraiment les gens qui l'ont fait ne se sont pas trop pris la tête.
Iron Angel of the Apocalypse est un de ces jeux qu'on aurait préféré voir rester au pays du soleil levant, tandis que beaucoup d'autres jeux 3do auraient bien mérité d'être traduit en américain.